Questions sur l’école

Vous avez des questions ?

01.

Une école démocratique ?

C'est une école dans laquelle les adultes et les jeunes ont une égalité de droits et devoirs. Ce sont eux qui prennent collectivement les décisions lors des assemblées hebdomadaires. La plus ancienne, Summerhill, fête ses 95 ans cette année et obtient tous les ans des résultats supérieurs à la moyenne britannique aux examens de fin de scolarité. Le modèle dont nous nous inspirons est Sudburry, créée en 1968 et qui a essaimé dans le monde. C'est une école démocratique dans laquelle les enfants, de 3 à 20 ans, choisissent eux-mêmes leurs sujets d'études et peuvent y consacrer le temps qu'ils souhaitent.

02.

A qui s'adresse cette école ?

A tous les enfants. Les plus jeunes, qui ont été peu scolarisés s'y intègrent très rapidement sans aucune difficulté. Les adolescents, déjà scolarisés, peuvent avoir besoin de plus de temps pour s'adapter à cette nouvelle organisation qui privilégie l'autonomie. Les jeunes en rupture scolaire peuvent y retrouver le goût de redevenir auteur de leurs apprentissages et de leur vie.

03.

Une journée type ?

La journée type n'existe pas dans une école de ce modèle. Les enfants - les membres - sont tenus d'arriver avant 10h00 et de rester 5 heures minimum chaque jour. Ceci étant respecté, ils choisissent leurs activités et s'y consacrent autant qu'ils le souhaitent. L'école est ouverte 12 mois sur 12 et les membres sont tenus d'être présents 36 semaines, 5 jours par semaine.

04.

Et que font les adultes ?

Les adultes sont là pour garantir la sécurité et le cadre, affectif, intellectuel et règlementaire. Ils sont présents pour entendre les demandes des membres et y répondre au mieux. Ils peuvent animer des ateliers à la demande ou fournir des explications ou des démonstrations dans les domaine qu'ils maitrisent. A ce titre, ils sont une des ressources d'apprentissage parmi d'autres au même titre que des intervenants extérieurs bénévoles ou rémunérés. Ils sont des modèles positifs par leur comportement et leur ouverture intellectuelle.

05.

Il n'y a aucune règle ?

Si, mais elles sont élaborées et votées en Conseil d'école par l'ensemble des membres. La liberté implique des devoirs et des responsabilités. C'est au coeur du projet des écoles démocratique. Le non-respect du savoir-vivre, des règles communes et des lois fait l'objet d'un traitement par une instance nommée "Conseil de justice". Composé d'un échantillon représentatif des membres (enfants, jeunes et adultes) de l'école, il traite des plaintes résultant des conflits et manquements. Il se réunit au moins une fois par semaine. Des sanctions réparatrices sont proposées et votées. Ses compte-rendus sont validés en Conseil d'école et peuvent déboucher sur une modification des règles communes lors d'une assemblée ultérieure. AS Neil, fondateur de Summerhill a écrit un ouvrage dans les années 30 s'intitulant "La liberté, pas la licence". Une école démocratique n'est pas le lieu de la toute puissance et de l'enfant-roi. C'est celui de l'enfant responsable de lui et des autres.

06.

Pas de programme, mais ils apprennent quoi ?

Ce qu'ils souhaitent. La valeur première dans ces écoles est la confiance inconditionnelle dans l'enfant et ses capacités à apprendre en permanence de toutes les expériences. Il n'y a pas de petit apprentissage. Toute activité concoure à renforcer des apprentissages et des compétences. La curiosité naturelle des enfants et des adolescents laissés libres de leurs choix les pousse en permanence à en apprendre davantage.

11

Prise en charge de tous les enfants ?

Dans une école d'inspiration Sudbury, chacun avance à son rythme, personne n'est en retard, ni en avance. Nous accueillons aussi des enfants porteurs de handicap, de maladie chronique ou nécessitant des traitements lourds, certains avec leur auxiliaire de vie. Toutes ces situations étant particulières, le mieux est de nous interroger et de faire un essai.

07.

Comment mon enfant va-t-il apprendre les fondamentaux ?

Quand un enfant est prêt et qu’il a la volonté d’apprendre des compétences telles que la lecture, l’écriture ou le calcul, il y arrive plutôt facilement. L’école traditionnelle attend des enfants qu’ils apprennent au même âge et au même rythme, souvent avant que ceux-ci soient prêts à acquérir ces compétences ou avant qu’ils ne s’y intéressent. Dans cette situation, le processus d’apprentissage peut-être difficile et prendre du temps car il n’est pas motivé par l’envie. On constate que les élèves d’écoles démocratiques apprennent à lire seuls, certains à l’âge de 4 ans, d’autres à 12 ans. Mais, quel que soit l’âge auquel ils apprennent la lecture, ils finissent avec des niveaux de lectures comparables. Et pendant le temps qu’ils n’ont pas consacré à la lecture, ils ont acquis d’autres connaissances et compétences. Tout est question de motivation. En ce qui concerne les maths, il a été démontré plusieurs fois que le programme allant de la primaire (addition, multiplication…) à la 4ème (équation à une inconnue, fonction linéaire…) peut être appris en 6 semaines quand l’enfant est prêt !

08.

Et s'ils doivent revenir dans l'enseignement classique ?

Que ce soit dans le secondaire ou dans le supérieur, le retour, choisi ou contraint, est parfaitement possible. Une école hors-contrat n'est pas une école hors-sol. Elle est contrôlée par les services de l'Education nationale. A 16 ans, tous les membres doivent démontrer la maitrise du "socle commun des connaissances et compétences", matérialisé dans l'enseignement traditionnel par la réussite au Diplôme national du brevet. Les membres qui le souhaitent sont accompagnés dans la préparation en candidat libre à ce diplôme ainsi qu'au Baccalauréat. Les élèves du privé peuvent avoir à passer un examen d'entrée dans le public en dehors des titres évoqués plus haut. Les universités organisent pour les non-bacheliers un examen d'accès aux études universitaires. De plus en plus de formations professionnelles donnent accès à des titres professionnels reconnus par le RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) en équivalence de niveaux universitaires. L'expérience démontre que ces jeunes ont développé une motivation intrinsèque, une autonomie et une maturité suffisante pour faire face à ce changement d'environnement qu'il veuillent devenir médecin ou boulanger.

09.

Ca doit être cher !

Une école hors-contrat n'est pas subventionnée par l'Etat. Tous les frais sont donc assumés par les familles. S'agissant d'un projet collectif associatif, la participation de parents bénévoles, l'implication de mécènes, peuvent réduire les frais de fonctionnement. Cependant, une équipe salariée minimale ,des locaux adaptés et aux normes, des fournitures, les frais de gestion coûtent indubitablement. Les frais de scolarité sont calculés au plus juste pour rémunérer convenablement des professionnels de qualité et une structure adaptée à l'accueil des membres. Le prix de revient d'un élève dans une structure de ce type oscille entre 4 et 5 000€/an. La participation aux frais de scolarité a été fixée, au Point d'O, à 330 €/mois pour le premier enfant. L'établissement est ouvert 12 mois sur 12.

10.

C'est à Tours ?

Le Point d'O a ouvert le 5 septembre 2016 avec 7 membres. Les effectifs sont montés en fin d'année à 13 jeunes de 11 à 18 ans. A la rentrée 2017, 19 jeunes e 6 à 16 ans sont présents au quotidien. Plus d’informations au 06 62 86 62 04 ou par courriel à f.miquel@objectif100.org